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Poésies

Quels seraient-ils ?

Texte écrit par Frédéric Grimbert

 

Quelle utopie dévie depuis sa trajectoire

Dans le chaos du monde il ne faut pas s'en faire

C'est dans la perfection du geste que meurt l'espoir

Au poing levé bien haut de ces âmes sectaires

 

Quel ordre créatif dénudé se mélange

La vaine obscénité qui se prend pour de l'art

De la reconnaissance aux affaires qui dérangent

Il ne reste qu'à compter sur le prix du hasard

 

Quels aveugles destins tourmentent le miroir

Quand la fracture sociale se coupe de raison

Lorsque les chiens haineux te voient sur leur trottoir

Ils s'enferment chez eux par pure précaution

 

Quelles amazones pures se prennent pour des anges

Honneur de leur tribu elles bravent toutes les lois

Elle se sont dévêtues, y en a que ça dérange

Il n'y a d'indécent que ceux qui ne savent pas

 

Tu réfléchis à peine à la façon d'aimer

Il suffirait de voir en redressant la tête

Je parle énormément comme on sort son épée

Nous nous demanderons jusqu'où cela s'arrête

 

Quelle envie naissante faut-il pour oublier

Les chagrins, les regrets et les paroles en l'air

Celles que je te disais coulaient du sablier

D'une enfance retrouvée à l'abri de mes pairs

 

Quel arbre vacillant brise le silence

De sa blessure mortelle il se pare du danger

Il vit depuis des siècles son murmure d'innocence

Qu'il tire depuis la terre qu'il s'en va retrouver

 

Quels horizons lointains faudra-t-il allumer

D'une flamme adorée qui parlerait au cœur

Pour redonner espoir à ces vies fatiguées

Je construirai un phare au fond de ma douleur

 

Quelles aventures futiles reviennent pour qu'on y pense

Croyant s'appartenir quand tout est éphémère

Se dévoilant des faces sans force et sans mouvance

Sans frasque le dépit jouit des plaintes amères

 

Tu t'abats sous le charme d'une nuit sans ivresse

Il faut se questionner sans cesse, sans retenue

Je supporte le poids des anges qui me redressent

Nous ne pourrons parler que comme des inconnus

 

Quelle aurore démunie de hasards disparaît

En des journées braconnes, en des lueurs serviles

La place pour les morts d'une nuit agitée

Qui rêvent pour donner des naissances futiles

 

Quel petit enfant frêle avait cet air têtu

Perdu dans nos entrailles, recouvert de nos vices

Pleurant de temps en temps des larmes de vertu

Remplissant ses poches de parfums, de délices

 

Quels registres d'antan retiennent des secrets

Des vérités cachées aux membres des familles

La vérité se trouve au fond des préjugés 

Lorsque le cœur des pères est celui de nos filles

 

Quelles blessures de la vie jamais ne se sont tues

Dans tes yeux je les vois, dans ton souffle je le sens

Dans tes sourires fragiles, ceux que tu as vaincus

Il y a ce soleil timide que je prends

 


 

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