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Cheminements de la pensée

Texte écrit par Ercumeba

Petite aide de navigation

  1. Préface
  2. Cheminements de la pensée

  3. Postface

 

 

Préface

 

Parfois il est quand même surprenant, où nos pensées nous conduisent.

Comme ce livre, par exemple. À vrai dire, je n'avais plus prévu de coucher quoi que ce soit par écrit, non, en fait j'avais prévu de m'éclipser dans mon lit bien chaud. Et puis je me retrouvais là, assise, et j'écrivais cette première phrase que vous allez probablement lire bientôt. Rapidement la deuxième suivait et même la troisième ne se faisait pas attendre. Je ne savais pas comment, mais doucement le texte prit forme, il grandissait et devenait de plus en plus long. Le livre s'écrivait véritablement tout seul.

 

Je me sentais comme en état de transe, cela m'arrive souvent. Soudainement, je suis assise et j'écris, sans avoir la moindre idée sur quoi. Les mots sortent de moi et je ne peux pas les empêcher. C'est comme si quelqu'un se servait de mon corps, pour coucher toutes ces pensées par écrit parce que lui-même ne possède pas ces mains si nécessaires pour le faire. J'aime cet état. J'aime commencer à écrire ainsi, de lire mon histoire moi-même pour la première fois, de la découvrir avec chaque mot un peu davantage. Est-ce cela, l'inspiration? Ou s'agit-t-il juste de mon subconscient qui veut me faire part de quelque chose?

Jean-Jacques Rousseau disait soi-disant cette phrase un jour: «Pour écrire une belle lettre d'amour, il faut commencer sans savoir ce que l'on veut dire et finir sans comprendre ce que l'on a écrit.»Est-ce la même chose pour ce genre de livre? Ou est-ce que cette envie soudaine d'écrire n'exprime que l'amour que je nourris au fond de moi pour le mot écrit?

Quand je me relis plus tard, je n'ai souvent pas l'impression que ces mots viennent vraiment de moi, mais je reconnais malgré tout mes pensées. Elles font partie de moi, comme une famille à laquelle on s'est attaché... elles sont moi. Elles m’emmènent à chaque fois dans un monde, dont je ne suis pas toujours consciente de son existence et je savoure chaque voyage là-bas.

Et ceux, qui ressentent toujours l'envie, je les invite avec moi à un tel voyage. Un voyage à travers mes pensées. J'avoue, il ne s'agit là que d'une piste battue, mais elle est là, et je pense que ce serait dommage de la laisser se refermer. Je vous laisse l'explorer un petit bout tous seuls, et j'espère que vous allez apprécier d'être chez moi.

Je ne peux plus en faire davantage maintenant.

 

 

 

Cheminements de la pensée

 

Je devais continuer, j'en étais consciente. Certes, je ne savais pas vers où me tourner, mais d'une manière ou d'une autre ça ira. À ce que l'on sait, la vie continue toujours, en tout cas c'est ce que tout le monde dit. Mais comment, ça personne ne nous raconte. Et maintenant je suis assise ici, sur ce banc dans le parc, une cigarette dans la main et je regarde sa fumée bleuâtre partir. Entre-temps j'ai cessé de pleurer, ça ne marche plus. Quand on a pleuré si longtemps, on finit par être vide au bout d'un moment comme si on était desséché. Et en plus j'avais un mal de tête infernal, c'est toujours un des effets secondaires désagréables. Mes joues ne sont plus vraiment trempées, mais tout de même encore un peu humides. Pendant que le liquide salé continue de sécher, j'essaie toujours de prévoir mes prochains pas.

Je me sens comme si j'étais en train de tomber. Je tombe dans un profond gouffre, et jusqu'à maintenant je ne peux pas encore apercevoir le fond. Peut-être que c'est mieux ainsi – qui pourrait bien le savoir. Qui sait ce qui m'attend là-bas. Instinctivement je me demande depuis combien de temps je tombe. Je n'en ai pas la moindre idée. Quand tout cela avait-il commencé? Quand était la première fois que je me suis sentie aussi perdue? Ou est-ce qu'il n'y a jamais eu de première fois et je me suis toujours sentie comme ça? Combien de temps peut-on mettre les sentiments et les ressentis de côté et les ignorer, avant qu'ils nous envahissent de nouveau dans un moment inattendu? Et pourquoi maudit, je me sentais si seule?

 

Tout d'un coup, je me souviens d'une phrase que j'ai lue un jour quelque part. Elle prétendait que la chose la plus précieuse que l'on peut trouver dans la vie, était l'amour. Mais était-ce bien vrai? N'y-a-t-il rien de plus précieux que l'amour? Que dire de la santé alors? Ou du bonheur? N'est-ce pas le bonheur à quoi tout le monde aspire? En ce moment je donnerais cher pour être heureuse. De me lever et de commencer à marcher en sifflant joyeusement, de ne pas me préoccuper d'où ce chemin m’emmène ce coup-ci. Malheureusement je ne ressens aucune motivation pour cela. Pas maintenant. Et siffler, même ça je ne sais pas le faire proprement.

Peut-on être heureux sans amour? Ou peut-on aimer sans être heureux? Plus je réfléchis à cela, plus cela éveille mes soupçons que celui qui a rédigé cette phrase douteuse, n'avait en vérité aucune idée de quoi il parlait. Probablement c'est comme tout dans la vie, il en faut justement un peu de tout. Le positif autant que le négatif, car si on n'a jamais souffert, alors comment pourrait-on reconnaître le bonheur quand il toque enfin à la porte? Comment pourrait-on l'estimer à sa vraie valeur?

 

Pendant que je laisse mes pensées vagabonder, une heure de plus passe. Une heure de plus pendant laquelle je suis juste assise et je réfléchis. Le temps, c'est quand même quelque chose d'étrange, et d'une manière il me paraît angoissant. Il nous entoure constamment, tout semble tourner autour du temps. Avec chaque seconde qui passe,nous nous approchons inévitablement de la fin. Avec chaque seconde qui passe, il nous reste un peu moins de temps pour vivre. Et nous persistons malgré tout à le gaspiller avec des choses inutiles. Est-ce vraiment si judicieux de passer toute sa vie à travailler dur du matin au soir, afin de passer une une belle soirée de la vie? Car qui nous donne la garantie que nous accéderons vraiment à ce soir de la vie? Et si nous devions partir avant? Est-ce que nous n'aurions pas gaspillé notre vie avec des choses qui ne nous rendaient pas heureux au fond? N'est-ce pas plus judicieux de prendre le temps pour les choses qui sont réellement importantes? Et que se passerait-il, si nous arrivions bel et bien à partir à la retraite tant méritée, sans soucis financiers, et que nous nous rendions compte que nous avons mal utilisé le temps durant lequel nous étions encore jeune? Qu'est-ce qu'il se passerait, si nous le regrettions?

L'argent ne rend pas heureux, simplement parce que l'on ne peut pas tout acheter. Est-ce que quelqu'un a déjà essayé de s'acheter une santé? De l'amour sincère? Du bonheur? Et même si on pouvait acheter ces choses, alors quelle valeur représenteraient-elles encore?

 

Je crois la seule chose que j'aimerais m'acheter, c'est du temps. Il passe si vite et ne revient jamais. C'est pourquoi il est si important d'en profiter de la bonne manière.

Et moi, je suis juste assise ici et je ne fais que réfléchir. Mais en même temps il y en a tellement des choses qui méritent une réflexion approfondie. Il y a tellement de questions - et si peu de réponses. Je me demande si on finira par les connaître un jour? Est-ce que nous devions d'abord arriver à la fin de notre vie, avant de comprendre le sens de toutes ces choses? Est-ce cela, que l'on appelle être sage? Et, combien d'expériences faut-il accumuler avant de devenir sage? Est-ce que tout le monde peut devenir sage? Il y a tellement de choses que je comprends aujourd'hui et pourtant, il en reste encore tellement que je ne comprendrai peut-être jamais...

 

Toutes ces pensées ont au fond qu'une raison d'être pour moi, en ce moment en tout cas - elles détournent mon attention. Elles détournent mon attention des pensées auxquelles je ne veux absolument pas penser en ce moment. Je ne peux toujours pas saisir, non, je ne veux pas le saisir. Tout cela ne peux pas être vrai, cela me semble si... injuste.

Certes, il y a tellement de personnes qui sont beaucoup plus à plaindre que moi. J'en suis absolument consciente, et pourtant... parfois j'ai l'impression d'être la seule qui ressens ce vide. La seule, qui est vainement à la recherche d'elle-même, à la recherche du sentiment d'être arrivée à destination, à la recherche d'un endroit où se sentir enfin chez soi. Où on peut simplement laisser toutes ces emmerdes derrière-soi, et où on se réjouit d'avance de chaque nouvelle journée.

Quand était la dernière que je me suis vraiment réjoui du lendemain parce que je ne craignais pas ce qu'il allait m'apporter? Je ne sais pas. Ou attendez - si, je crois savoir. Quand j'étais une enfant, oui, là j'étais heureuse. Avant que cette histoire de responsabilité et de soucis a commencé. Quand je pouvais juste vivre au jour le jour, sans être consciente à quel point la vie allait parfois être dure. Quand je passais mes journées dehors avec les chevaux, quelques fois accompagnée par des amis mais la plupart du temps toute seule. Si quelqu'un me disait de m'acheter du bonheur, alors je m’achèterais probablement des chevaux. Pour moi c'est quasiment la même chose.

 

J'aime la compagnie des chevaux jusqu'aujourd'hui. J'aime leur façon d'être, ils diffusent quelque chose d'incroyablement calme, quelque chose qui me fait simplement du bien, à moi et à mon âme. Chaque seconde que je passe en compagnie de mon cheval est une seconde heureuse. J'ai toujours l'impression d'avoir une source de chaleur en moi qui brasille et qui me prémunit contre ces sombres pensées, ces pensées que je ne veux nullement avoir. À vrai dire il n'y a rien de plus beau pour moi que de savourer simplement leur présence. Assise dans l'herbe haute et sous le ciel bleu, je peux les regarder brouter paisiblement des heures entières. En ayant juste le bruit voluptueux de leurs mâchoires et le joyeux chant des oiseaux dans les oreilles. En général les oiseaux ne sont jamais trop loin quand il y a des chevaux à proximité, en tout cas c'est l'impression que j'ai. Ce sont juste des centaines de kilos de muscles et d'os qui bougent paisiblement sur le pré, ils ont quelque chose de magique. Doucement, ils posent un sabot devant l'autre, pendant qu'ils arrachent l'herbe verte et juteuse. Un ébrouement profond de temps en temps. Et cette odeur - un mélange de poils de cheval, d'herbe fraîche et de terre. Il n'y a aucune odeur que je préfère à celle-là. Ils sont juste là, et je me sens juste contente.

Peut-être que c'est ça, le bonheur. Peut-être que 'bonheur' signifie juste qu'il faut savoir reconnaître et apprécier les belles choses de la vie, aussi petites qu'elles peuvent paraître.

Cela veut sûrement dire aussi que le bonheur ne signifie pas la même chose pour tout le monde. Je me sens heureuse quand je regarde dans ces grands yeux sombres, qui me regardent de manière confiante. Quand on me salue déjà de loin par un faible hennissement, quand je caresse le poil doux et quand je rentre le soir chez moi en étant complètement sale et que je prends ma douche. Mais même si j'ai déjà pu faire plusieurs fois l'expérience que même les gens qui ne sont pas portés sur les chevaux, éprouvent leur première rencontre avec les chevaux comme quelque chose de très positif, je doute quand même qu'ils ressentent tous exactement la même chose que moi. Le bonheur est probablement quelque chose de subjectif, quelque chose que chacun doit éprouver à son tour et définir pour lui-même. C'est probablement aussi la raison pourquoi il n'existe pas de carte menant là-bas.

 

Il faut être soi-même, ça aussi je l'ai entendu maintes et maintes fois. Mais au fond, qui nous accepte tels que nous sommes tout simplement? Qui peut vivre avec le fait que je dis honnêtement et franchement ce que je pense? Beaucoup ne le savent pas, cette expérience douloureuse, j'ai déjà dû la faire à plusieurs reprises. Comment doit-on être fidèle à soi-même quand les autres ne nous acceptent pas tel qu'on est? Comment doit-on trouver notre propre chemin quand les autres tentent sans cesse de nous en dévoyer?

 

Tu ne sais pas vivre avec cela, tu ne l'as jamais su. Tu m'as toujours donné l'impression de dire quelque chose de mal, non, quelque chose de méchant quand je ne faisais qu'être honnête. Au fond tu n'as jamais saisis ce dont j'avais réellement besoin, ce à quoi j'aspirais. Peut-être que cela t'était simplement égal.

Je me demande encore et toujours comment c'est possible qu'une mère et sa fille sont si fondamentalement différentes. Nous ne sommes juste pas compatibles. Je sais que ces mots te blessent. Mais même ces mots ne font que refléter ce que je pense au plus profond de moi-même. Je suis désolée, mais je ne peux pas te mentir et faire semblant que tout va bien, pour que tu ailles mieux. Je ne veux plus faire semblant que tout va bien parce que ce n'est pas le cas. Depuis bien longtemps ce n'est plus le cas. Nos chemins se sont séparés à un moment donné, nous ne nous en sommes juste pas rendu compte. Je ne te fais plus confiance, et toi, tu n'as pas confiance en moi. Probablement nous nous avons simplement trop souvent déçues mutuellement. Je ne sais pas comment je suis devenue telle que je suis, mais j'ai changé. Ou est-ce toi qui a changé? C'est vrai que ce n'est pas important. Ça fait juste mal et je me demande souvent si tu en es consciente. Si tu as une idée à quel point cela me déchire que je ne peux rien te raconter. À quel point cela me blesse que tu ne me comprends pas. Je ne sais pas comment, mais nous sommes devenues deux étrangères, l'une pour l'autre. Parfois je pense que ce serait le mieux pour nous deux, si chacune poursuivait son propre chemin, si on se disait 'au revoir' ici, là où on peut encore se reconnaître de loin. Tu m'as élevée, j'en suis consciente. Je sais que ce n'était pas toujours facile. Que je n'ai sûrement pas toujours été facile. Mais tu n'as pas fait de moi celle que je suis. Sinon tu aurais probablement fait tout ton possible pour faire de moi quelqu'un avec qui tu peux vivre. Je te suis très reconnaissante pour tout ce que tu as fait pour moi - et Dieu sait que tu en as fait énormément. Mais autant que je l'essaie, je ne peux pas être telle que tu aimerais que je sois. Je ne suis pas celle que tu aimerais bien avoir en tant que fille. Je ne suis que moi. Et c'est bien ainsi, même si ça me semble parfois si mal. Oui, je me culpabilise souvent. J'aurais peut-être simplement dû me taire dans beaucoup de situations, mais je n'ai pas pu. Je ne le sais toujours pas. Probablement je ne le saurai jamais.

Tu m'as dit tellement de fois que je devrais m'excuser - mais pour quelle raison? Pourquoi devrais-je m'excuser de dire ce que je pense, d'être tout simplement honnête? Juste parce que ce n'est pas la même chose que tu penses? Je suis désolée, mais je ne peux pas faire cela. Plus maintenant. Je me suis trahie moi-même pendant trop longtemps. Et ce n'est pas en faisant cela que l'on devient heureux.

Comme tu le sais, je suis moi-même devenue maman entre-temps. Depuis deux ans. Je sais que tu ne le comprends toujours pas, mais il passe avant toi à présent. Oui, il m'est plus important que toi. N'est-ce pas le droit, non, le devoir de toute mère de faire passer son enfant avant tout le reste? Je suis désolée, mais je le ressens ainsi. Je sais également que tu ne peux pas comprendre pourquoi je prends tellement de décisions d'une autre manière que tu l'aurais fait. Mais je ne suis pas toi. J'ai le droit de décider librement, sans être obligée de suivre tes traces, certes, cela ne te plaît pas, mais je peux vivre avec ça. Pourquoi est-ce que toi, tu ne le peux pas?

 

Et elles ont encore réussi. Encore une fois mes pensées m'ont prise au dépourvu, mine de rien elles se sont glissées dans ma conscience, sans que je m'en suis aperçue. En fait, la combientième cigarette suis-je en train de fumer?

Lentement je me réveille, lentement je reprends conscience de mon environnement. Il commence déjà à faire nuit, je ferais mieux de rentrer à la maison avant qu'il commence à faire froid.

Je me lève et je commence à marcher. Pendant que je pose un pied devant l'autre, je perçois subitement un oiseau gazouiller. Je m'arrête et je lève ma tête un petit peu vers le léger vent, qui commence doucement à se lever. Oui en effet, je perçois le chant d'un oiseau. Puis, je me rends compte du bruissement du fleuve, qui suit sa route, à seulement quelques pas de moi. Je respire l'odeur de l'air frais et je sens de nouveau que je vis. Que je veux vivre. Que la vie a encore de belles choses à m'offrir, il faut juste que je les reconnais et que je les agrippe. Tout comme ce moment. Tout simplement s'arrêter et savourer la vie.

 

Quelques minutes plus tard, je continue ma route. J'ai l'impression d'être remplie d'une toute nouvelle énergie, et oui, peut-être même d'un peu de bonheur. Et oui, s'il y a un futur, alors je le veux.

Arrivée à la maison, j'enlève ma veste en jeans tout en chantant. Oui, je chantonne doucement. Souriant de cette pensée, j'entre dans la cuisine. Surprise, et au même moment choquée, je mets une fin à mon chant joyeux. Décontenancée, je remarque le bout de papier sur la table. Comment j'ai pu l'oublier totalement? Comment j'ai pu croire que finalement tout allait s'arranger? Peut-être que ça finira par s'arranger, un jour, mais sûrement pas aujourd'hui. J'ai été captivée par une courte illusion comme dans une bulle de savon, qui venait d'éclater de manière atroce.

 

Il s'agit du bout de papier qui m'a fait quitter la maison complètement éplorée tout à l'heure. Instantanément j'ai de nouveau les larmes aux yeux. Je saisis le bout de papier qui est déjà froissé, et je le jette à la poubelle. Je ne veux et ne peux le lire encore une fois, pas encore une fois. Car le message que ma sœur m'avait noté en larmes, parce qu'elle n'était pas capable de le prononcer à voix haute, n'allait pas changer pour autant. Nous ne pouvons changer certaines choses, autant que nous le souhaiterions. Relire ces deux courtes phrases n'allait en rien changer ma peine. De cette peine, je devrais m'en sortir toute seule, absolument seule.

 

Car tu n'es plus là.

 

 

 

Postface

 

Pour tous ceux qui se sont accrochés jusqu'ici: J’espère que le voyage a été agréable, pas trop cahoteux et avec quelques belles vues à l’horizon. Et si ce n'était pas le cas, alors je suis sincèrement désolée, je crois que j'ai donné le meilleur de moi-même.

L'entier texte repose directement sur les vrais cheminements de mes pensées, sur lesquels je randonne de nouveau de temps à autre, pour m'arrêter ici ou là et y séjourner un moment. Parfois je découvre ainsi de nouvelles choses qui ont poussé entre-temps, et si ce n'est pas le cas, alors j'avance encore un bout. Mais autant que ce texte est réel - et peut-être même personnel - pour finir, je tiens quand même à préciser que la fin est encore de nature purement fictive, en tout cas pour le moment. Ma mère va bien, pour autant que je peux en juger. Évidemment que je l'espère aussi. Quand il n'est pas possible de se parler de manière sensée, c'est difficile d'en juger, mais elle est en vie. Peut-être que ce texte ne fait que refléter ma peur qu'elle pourrait partir un jour, sans que nous n'ayons jamais eu une véritable conversation. Sans que j'ai eu l'occasion de l'emmener dans mon monde pour lui montrer ce que je ressens au plus profond de moi-même - et qui je suis vraiment.

Sans avoir eu l'occasion de lui dire combien je l'aime malgré tout.

Je crois que cela fait partie des choses importantes de la vie, de dire à ses proches qu'on les aime aussi. Je crois que nous le faisons beaucoup trop rarement, sûrement parce que ça paraît si évident. Mais ça ne l'est pas.

Alors profitez de chaque seconde pour leur dire combien ils comptent pour vous, pour que vous ne le regrettez pas un jour. Car pour l'instant ils sont encore là. Car pour l'instant il n'est pas encore trop tard. Mais peut-être qu'il le sera déjà bientôt.

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