Redactions.fr

Chacun de nos mots compte

Articles

L’Amour est dans le Sang

Texte écrit par Frédéric Grimbert

 

Mis en cage comme des insectes de lab’

Retroussées leurs manches où finira le scalp’

La rue meurt sans armes aux détours de tes doigts

Il ne pleure plus de son diaphragme de Roi

Ils ont trouvés l’algorithme et la synthèse

Te souviens-tu de la cage de verre craquant sous la braise ?

 

Ces théories fumantes derrière leurs miroirs

La caméra braquée sur des larmes

Sur la douleur

 

Le même refrain exposé à la fac’

Flingués, partis dans un manège électrique

Repris cent fois, mille fois aux abattoirs de l’Afrique

 

L’accordéon étouffé dans des parois glaciaires

Ils mangent sans faim gavés dans leurs couches

La pyramide ventrale refourguée dans le gîte

J’habite ton désespoir et le rends sublime

 

La vitesse intrinsèque brûle nos neurones

C’est vertigineux, j’ai ce rôle malgré moi

L’amour est dans nos veines

Ce loup blanc qui t’affame

De l’opium et du thé

 

Ils te le redonnent mais regardent du mauvais côté

Car ceux qui me voient, moi aussi je les voyais

 

Tu décortiques sans âme ce pantin mélancolique

Grisé par mon flegme les cartouches sont vides

 

L’armoire se retourne dans sa gerbe

Poussant, gueulant, ils ont pété l’atome

Il ne reste que la chair qui se meut

Par la diode une anode, la fraction se rebelle

Une dernière décimale quand le soleil se lève

 

Mais la lune marque le temps de son glaive

Rejetant l’abject que tu fumes au réveil

J’ai épousé tes lèvres de l’enfant que tu élèves vers le Ciel

Attention ! Ils ont mis le plafond trop bas

 

Quand tu perces le Drapeau c’est ton frère que tu libères

Tu le savais déjà mais il faut le refaire

C’est encore une fois mon tour de misère

Loin de ma folie je les ai protégés vers leurs mères

 

S’en retournent les tracs, les claps et puis les claques !

C’est toujours la même Histoire :

Un cheval dans la nuit, des obus sur l’Islam

L’Algérie qui s’enfuit, ce père muselé, le mien

Le tien se repère dans la magie des étoiles

 

De ces rires obliques il fallait que je pardonne

Ces mains tenues, retenues, divulguées dans leur contexte

Honnête reflet de la Conscience

 

Ce n’est pas un secret si je te le dis

Laisse moi la douleur garde juste la douceur

 

Quand je te dis que les voyants sont au vert

C’est Macdo, c’est la gare

Ils ont fermés les frontières

 

Les «qu’en dira t’on » je m’en pète

Pardonne, j’ai glissé, la bouteille est unique

Le PV est pour ma gueule, la cagnotte était vide

 

J’ai teinté du bout des lèvres cette amie d’une haleine fétide

Le parfum c’était le tien que j’ai prêté à ma Muse

J’ai sali le destin mais pas l’espoir que tu murmures

 

Способность любить - в крови

 

 

You have no rights to post comments