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L'âme est prise

Texte écrit par Frédéric Grimbert

Comme elle, ruisselant dans ma chair, je mérite ce regard mêlé d'incertitudes.

Comme elle, à l'orée des bois, la nuit me recouvre d'une stature imparfaite.

Comme elle, brûlant la caresse du vent, je lui renvoie ma solitude.

Comme elle, dans un rêve lointain, j'ai déchiré l'écorce de ma tempête.

 

Je repasse les scènes une à une de ce souvenir inventé, la mer a effacé la blessure.

J'embrasse la providence décimée par l'horizon réappris et m'en remets à la promesse des mots.

Et j'octroie la plus haute importance aux murmures du temps de cette empreinte effacée.

 

Comme elle j'ai renvoyé l'écho du silence avant que nos mains ne décèlent la vérité.

Comme elle je lui ai renvoyé le tendre secret renversé dans ce doute apeuré.

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Comme elle j'ai oublié qui j'étais lorsque le miroir est tombé.

 

De tour en tour tu cherches le point d'arrêt.

Il faudrait savoir fuir à l'idée

Que nous n'aurions pas dû oser

Délivrer la ressemblance.

 

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