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Créé le samedi 16 juillet 2011 19:59
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Catégorie : Écrits divers
L'étau replié sur la tête tel un carcan, les yeux brûlés par l'aridité de larmes absentes, le coeur galopant comme un cheval enchaîné à ses tripes, l'impossibilité de voir plus loin que la veille, le ressentir du devenir absent, voilà comment mon corps me trahit. La chair en-deça des désirs refoulés et exclus. La pensée cherchant à se frayer un chemin au grès des impasses. Les pulsions incroyables qui n'étaient que des leurres macabres annonçant une fin toujours plus lente, toujours plus douloureuse.
A travers le jour j'ai vu les mécaniques funestes, j'ai vu le chaos factice, et j'ai vu l'être animé. Animé par quoi ? Par ses chimériques ossatures, le menant dans ses décors aux dimensions cubiques, où chacune de leurs six faces n'étaient que le résultat aléatoire de votre présence aussi plate que les regards fuyants de ces manipulateurs du verbe et de l'illusion renouvelée à l'infini. Être à la fois dans le royaume des morts et dans celui des vivants, qu'est-ce que cela change, si ce n'est le point de vue? Mais le point de vue de qui ? Merci de m'avoir tendu cette main glacée, d'avoir posé sur moi ces regards bienveillants, et surtout de m'avoir dit ce que jamais je n'aurais dû entendre. Vous m'avez damné dans un monde qui ne m'a jamais appartenu, et auquel je n'ai nul lieu d'être. Alors pourquoi certaines beautés ressemblent à l'ivresse d'un savoir oublié ? Est-ce pour se raccrocher encore à quelque chose, comme une quête désespérée, ou bien s'agit-il de duperies à peine camouflées ? Ce que je sais je l'aurais oublié au moment où je voudrais te le raconter., à l'inverse du phénix, je meurs sans cesse de vivre.